Хелпикс

Главная

Контакты

Случайная статья





Auprès des « mamans » confinées



Auprès des « mamans » confinées

En maraude à Paris et en Seine-Saint-Denis, samedi 9 mai 2020

Alice Mayoud et Fatima Belkoniene, bénévoles au Secours catholique, effectuent leur maraude hebdomadaire à la rencontre de mères et d’enfants confinés dans les hôtels du Samu social. Ces familles, qu’elles suivent habituellement à l’Aide par l’alimentaire pour les mères et leurs enfants (Apame), expriment leur gratitude aux deux jeunes femmes qui leur apportent, aliments, masques, jeux pédagogiques et, surtout, leur amitié.

Par temps de confinement, une seule méthode restait possible : la maraude, assumée très vite, chaque samedi, par Alice Mayoud, 44 ans, référente bénévole au Secours catholique, et Fatima Belkoniene, 23 ans, bénévole, chacune étant munie d’une autorisation de sortie pour « assistance aux plus vulnérables ».

À 14 heures passées, la maraude arrive à Aubervilliers. Lorsque les masques en tissu lui sont aussi remis, Justine, 37 ans, venue du Cameroun, maman d’Angelo, bientôt 5 ans, s’exclame : « Grâce à Dieu ! Merci ! » Elle marque une pause, puis reprend, avec émotion et humour : « Toutes mes ”premières choses”, en France, c’est Alice qui me les a montrées ou apportées. Les fromages et la carte Bleue. C’est ça l’intégration ! »

Les masques solidaires d’Emmaüs

À la Friperie solidaire d’Emmaüs de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), mardi 5 mai

Il y a du soleil, ce matin, dans les rues coquettes de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) et une joie palpable, dans l’atelier de la Friperie solidaire d’Emmaüs, où sont installées les machines à coudre. Depuis le 21 avril, une demi-douzaine de salariées y fabriquent des masques en tissu.

Dans l’atelier, la joie de travailler en compagnie est mitigée par l’inquiétude d’un avenir économique incertain. L’accueil de Moussoukoura Diarra, 37 ans, directrice de la Friperie est au diapason, même si la situation sanitaire, les contraintes du confinement et, surtout, l’inquiétude sur l’avenir économique de l’activité d’Emmaüs se lisent aussitôt dans son regard.

Assises devant leurs machines, Ruth Mbungu-Markami, 44 ans, originaire du Congo-Kinshasa, Jacqueline Esquivel, 41 ans le jour même venue du Chili, Kula-Maya Pun, 40 ans, arrivée du Népal, Petinat Khadzhieva, 39 ans, Tchétchène, sont en plein travail, ainsi qu’Ibrahim Bah, 32 ans, de la ­Guinée-Bissao. Sur leurs tablettes : des masques en tissu et des pochettes assorties.

Pour Moussoukoura Diarra, les échanges enjoués des couturières et d’Ibrahim Bah sont un encouragement essentiel. Elle raconte : « J’ai rouvert l’atelier, parce que certaines salariées vivaient de plus en plus mal le confinement, même si elles n’avaient pas de perte de salaire. Leur premier besoin était de retrouver leurs collègues, mais elles souhaitaient aussi se rendre utiles. Le principal, ce sont ces éclats de rire et ce foisonnement de plaisanteries que j’entends toute la journée ! »

La jeune femme sait combien cette joie est précieuse, car, parmi la quarantaine de salariés en insertion de la Friperie solidaire, « il y a des personnes très fragiles et vulnérables ».

À Noisy-le-Grand, Maïmouna Kebe, volontaire à ATD Quart Monde, fait la lecture devant les fenêtres de Jean-Robert et de ses quatre enfants.

Ishta

Jacqueline Esquivel, salariée de la Friperie solidaire d’Emmaüs, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), fabrique des masques en tissus depuis le 21 avril.

Ishta

 



  

© helpiks.su При использовании или копировании материалов прямая ссылка на сайт обязательна.